Flash sur... Jean-Marie Laclavetine

Il y a un plaisir singulier à retrouver Jean-Marie Laclavetine au fil de ses livres.

C’est un bonheur secret et inattendu, identique sans doute à celui que l’auteur éprouve en contemplant la Loire, le fleuve imprévisible de sa terre de prédilection : La Touraine. Le romancier et nouvelliste qui manie avec talent la métaphore, mêle au gré des intrigues, suspense et émotion, gravité et humour, n’hésitant pas à entraîner le lecteur dans un monde entre fiction et réalité.

Sous sa plume, les événements s’enchainent, les décors et les personnages se succèdent : des fragments de vie se condensent ainsi en quelques lignes dans l’univers ferroviaire de Train de vies ou dans la salle des pas perdus de Matins bleus. L’originalité a la part belle dans Port-Paradis, un polar en forme de farce avec un ange exterminateur dépêché par Dieu sur Terre pour rétablir l’ordre divin. Quant au ton décalé d’En douceur, il a tout pour nous captiver jusqu’au dénouement du face-à-face entre l’assassin et la fille de la victime. Mais c’est une alchimie plus complexe qui imprègne la passion amoureuse des amants de Et j’ai su que ce trésor était pour moi et nous fait lâcher prise du réel à sa lecture. En 2019 avec Un air de famille, l’écrivain, traducteur d’italien et éditeur, né à Bordeaux d’un père cheminot, mettait fin au silence sur la mort accidentelle de sa soeur, il y a 50 ans. Dans son dernier ouvrage : La vie des morts, J.-M. Laclavetine pousse plus loin sa quête en libérant par l’écriture paroles et souvenirs.

 

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