Être apprenti au chemin de fer dans les années 1930

 

À l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931, six ans avant la création de la Sncf, la compagnie du Paris à Orléans, l’une des six grandes compagnies, édite cette brochure à la couverture très graphique.On y trouve le détail des enseignements destinés à former les futurs employés sans que ne soit négligé « le développement physique et moral » des jeunes recrutés.

 

Les principaux ateliers et dépôts du réseau accueillent, selon les spécialités, les apprentis pendant trois ans. Ils apprennent les gestes nécessaires pour devenir ajusteur-monteur ou se spécialisent pour être chaudronnier, forgeron, tourneur, modeleur, mouleur ou électriciens au sein de la compagnie.

 

Chemin fer Paris Orleans 1

 Leçon de technologie à l'atelier de dépôt de Vitry

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chemin fer Paris Orleans 2

Chemin fer Paris Orleans 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'enseignement de ce savoir-faire est complété par une solide formation générale comprenant des cours théoriques (français, arithmétique, géométrie, physique, mécanique) et des cours professionnels (dessin,technologie de la locomotive,électricité). Instruction civique et morale s'ajoutent aux séances obligatoires d’éducation physique.
Un séjour au camp de vacances de Quiberon, devenue l'actuelle maison de vacances du CCGPF, Ar Marc’h Dû, récompense les apprentis les plus méritants.

Chemin fer Paris Orleans 4

Chemin fer Paris Orleans 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'en est-il du personnel féminin ? L’école de la compagnie du Paris à Orléans prépare les filles d’agents au certificat d’études et au brevet. Celles qui veulent s'orienter vers des "carrières commerciales" suivent des cours de dessin, d’anglais, de comptabilité et de dactylographie. Les jeunes ouvrières des ateliers suivent un apprentissage dispensé en trois ans.

Un enseignement ménager est également dispensé sous la forme de "cours d’économie domestique, d’hygiène, de coupe et de cuisine."
Enfin, filles et garçons ont un libre accès aux 42 bibliothèques que compte le réseau, les livres y sont sélectionnés, précise la brochure, "avec beaucoup de soin ". A partir de 1938, ces bibliothèques -comme celles des autres réseaux- sont reprises par le département des services sociaux de la SNCF. Depuis 1986, les comités d’établissement assurent la gestion de ces bibliothèques. Moins nombreuses aujourd'hui, elles continuent néanmoins à proposer à tous les cheminots des lectures très variées et travaillent en étroite relation avec le Service du livre et des bibliothèques du CCGPF.