2019

Lauréat de la 7e édition du prix CCGPF cheminots du deuxième roman, Guy Boley restitue avec émotion l'existence de la figure paternelle dans son livre Quand Dieu boxait en amateur (Grasset).

"C'est le prix qui m'a le plus ému" témoigne l'auteur. Dans ce livre magnifique, l'écrivain déploie tout son talent pour rendre un hommage vibrant à son père. Le vote en ligne comme celui du jury l'ont largement plébiscité.

Guy Boley est né en 1952. Après avoir fait mille métiers, il a publié un premier roman, Fils du feu, lauréat de sept prix littéraires (grand prix SGDL du premier roman, prix Georges Brassens, prix Millepages, prix Alain-Fournier, prix Françoise Sagan, prix (du métro) Goncourt, prix Québec-France Marie-Claire Biais).

 

En savoir plus sur Guy Boley

À l'occasion du Livre sur la Place à Nancy, Guy Boley présente son ouvrage Quand Dieu boxait en amateur aux éditions Grasset.

 

9782878589764

  

L'histoire :

L'auteur évoque la vie de son père dans un quartier ouvrier de la périphérie de Besançon. Pour rendre hommage à la figure paternelle, qui fut à la fois forgeron, champion de boxe mais aussi acteur tenant le rôle de Jésus sur la scène d’un théâtre paroissial, le narrateur assemble, pièce par pièce, l’existence de ce dernier : son goût de la parole écrite, son entrée dans la vie active à l’âge de 14 ans et sa connivence avec Pierrot, l’ami de toujours devenu abbé. Sans concession, l’écriture de Guy Boley restitue avec émotion l’existence de "son unique Dieu". Un ouvrage à la fois drôle et émouvant sur l’amitié et l’amour filial. 174 p.

 

 

 

Extrait :

"Encore quelques années, et même quelques mois, et à n’en pas douter, ça va finir par arriver. Il boxera comme un professionnel. Il aimerait tant que sa mère soit enfin fière de lui et qu’elle le considère autrement que comme une esquisse d’homme, ou que l’ombre d'une ombre aplatie comme une crêpe, paf-entre-deux-wagons. Il ne sait pas encore qu’elle mourra subitement, noyée dans la rivière qui entoure la ville, en tombant de ce pont qu’elle traversait quotidiennement à fin d’aller faire ses ménage chez les bourgeois du centre-ville, d'aucuns prétendant qu'elle n'en tomba pas, mais qu'elle l'enjamba, et puis qu'elle en sauta. Quoi qu’il en soit, glissade ou sabotage, elle disparaîtra du monde des humains avant qu’il ne parvienne à la plus haute marche et qu'on pose sur son front les lauriers de la gloire. Il ne sait pas non plus qu’à défaut d’une mère, ce sera son fils qui, plus tard, arrachera au Petit Larousse des mots d’or et de jade, de porphyre et de marbre, pour le glorifier".
Le déifier.
Et sanctifier son nom sur cet autel païen qu’on nomme littérature."

Quand Dieu boxait en amateur, Guy Boley, page 64.

 

 

 

 

Guy Boley à la BCPC

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